• europe, pacific: la politique, le pouvoir,.... meme combat au coeur de l hemicycle!

    Depuis le Vanuatu, il nous est difficile de nous rendre compte de tous les details et implications de la politique francaise ces temps ci. Il semblerait que les 2 prochaines annes qui s annoncent vont etre "mouvementees" et pleine de surprise. Si cela peut vous rassurer, sachez qu ici  c est un peu la panique aussi ces temps ci. Toujours la meme histoire: le pouvoir, sous fond de pays en voie de developpement et surtout de regime parlementaire. A ceux qu un retour a un tel type de regime tenterait pour limiter les pouvoirs d un president qu on estime omipotent ou trop present, voyez les consequences pratiques d un tel regime parlementaire: renversement et motion de censure en cascade depuis decembre 2011. et vu les derniers resultats je pense que ce "feuilleton" politique nous reserve de beaux rebondissements! Apres "les feux de l amour" amercian, voici "les feux de l hemicycle" version nivate. Un version locale de " Censure, gloire et pouvoir"!

    Source de l article ci dessous retranscri: Flash d'Océanie (http://newspad-pacific.info)

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    "PORT-VILA, lundi 25 avril 2011  Le francophone Serge Vohor, chef de file de l’Union des Partis Modérés (UPM), a été élu dimanche Premier ministre de cet archipel lors d’une séance extraordinaire qui avait vu, juste avant, le vote d’une motion de censure qui a renversé Sato Kilman, chef du gouvernement depuis décembre 2010.
    La motion de censure a été votée à l’arraché, avec la majorité minimale de 26 des 52 députés, grâce à une alliance entre l’UPM, le Vanuaaku Pati de l’ancien Premier ministre Edward Natapei et le soutien en appoint du parti travailliste et du Parti Républicain de Vanuatu (PRV) de l’ancien Premier ministre et actuel Président de l’assemblée, Maxime Carlot, rapporte la radio nationale.
    Au sein de ce nouveau gouvernement, plusieurs ministres retrouvent des portefeuilles familiers, comme les affaires étrangères à Joe Natuman (Vanuaaku Pati), l’éducation à Charlot Salwai (UPM) et le commerce à Sela Molisa (VP)
    Jeudi 21 avril 2011, une première tentative de mise aux voix de cette motion s’était soldée par un échec, faute de quorum et raison d’un boycott organisé par le camp du Premier ministre sortant.
    La reprise de séance avait alors été fixée au dimanche de Pâques, fait rarissime dans les usages parlementaires de et archipel.
    Au sein de cette nouvelle équipe dont la composition a été annoncée dans la foulée par M. Vohor, on peut également trouver Joshua Kalsakau (chef du parti travailliste) qui hérite du poste de Vice-Premier ministre et du portefeuilles des infrastructures, Pakoa Kaltonga (VP) aux finances, Willie Reuben Abel (VP) à la santé, Eta Rory (travailliste) à l’agriculture, l’ancien maire francophone de Port-Vila Patrick Crowby à l’intérieur, Ioane Simon (travailliste) à la justice, Dominique Morin (PRV) aux affaires foncières, le francophone Paul Telukluk en charge des entreprises indigènes et Thomas Isom (VP) à la jeunesse et aux sports.

    Mise au vert pour maintenir l’unité:
    La coalition précédente était composée d’une agrégation de députés des partis PRV, Verts, National United Party (NUP), d’un groupe de députés dissidents du Vanuaaku Pati (VP) de M. Natapei et du People’s Progressive Party (PPP) de M. Kilman.
    Depuis le dépôt de cette motion par l’ancien Premier ministre Edward Natapei (lui-même renversé par motion de censure en décembre 2010), ce dernier avait eu à cœur, tout au long de la semaine dernière, de préserver l’intégrité de ses alliés de toute « tentation » en les soustrayant à l’environnement urbain de la capitale Port-Vila et en les maintenant en résidence dans un hôtel du littoral.
    Comme c’est souvent le cas en pareille situation, le gouvernement et l’opposition revendiquaient chacun la majorité, sur fonds de pourparlers et d’offres en coulisses qui, souvent aussi, ont pour effet de faire fluctuer les alliances de part et d’autre de l’hémicycle.
    L’un des partis les plus exposés actuellement et en position de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre était le Parti Républicain de Vanuatu (PRV) dirigé par l’ancien Premier ministre et actuel Président du Parlement, Maxime Carlot.
    Son neveu, Alfred, avait fait mine la semaine dernière de rejoindre l’opposition, avant de se raviser et réaffirmer son allégeance à M. Kilman, tout en conservant au passage son portefeuille de ministre des affaires foncières.

    Motions à répétition:
    Deux mois après une précédente tentative avortée, faute de suffisamment de soutien, l’opposition de l’archipel de Vanuatu a annoncé vendredi 15 avril 2011 le dépôt d’une nouvelle motion de censure à l’encontre du Premier ministre Sato Kilman.
    M. Carlot a déclaré que le texte était signé de la main de 27 des 52 députés.
    Le dépôt de cette motion intervient sur fond de nouveaux soubresauts dans le paysage politique des alliances, y compris celles entre partis composant le gouvernement actuel de M. Kilman : ces mouvements concerneraient une nouvelle fois le très sensible portefeuille des affaires foncières, qui a vu défiler ces derniers mois pas moins de trois ministres : Harry Iauko, depuis transféré à l’équipement et récemment impliqué dans une affaire d’agression en bande organisée sur la personne du directeur de la publication du seul quotidien local.
    M. Iauko, lors d’un précédemment remaniement, avait ensuite été remplacé par M. Ralph Regenvanu, transféré à son tour à la justice, pour être remplacé par M. Alfred Carlot (neveu de Maxime Carlot et membre de son parti PRV).
    Début avril 2011, le secrétaire général du PRV, Jossie Masmas, avait jugé utile de réaffirmer le soutien de son parti à la coalition gouvernementale actuelle « jusqu’en 2012 ».
    Le PRV comptait deux ministres au sein du gouvernement de M. Kilman : Marcellino Pipite (éducation) et Alfred Carlot (affaires foncières).
    Fin février 2011, lors de sa précédente tentative, l’opposition parlementaire de Vanuatu avait finalement décidé de retirer sa motion de censure qu’elle agitait, admettant implicitement qu’elle n’avait pas le soutien nécessaire pour la faire adopter par l’assemblée.

    L’accord de la Saint Valentin finalement mis à exécution:
    Lundi 14 février 2011, trois anciens Premiers ministres, et les partis qu’ils commandent respectivement, avaient signé un accord de principe en vue d’une éventuelle accession au pouvoir.
    Il s’agit du Vanuaaku Pati (VP) de M. Natapei, du Parti Républicain de Vanuatu (PRV) de M. Maxime Carlot (par ailleurs Président du Parlement) et de l’Union des Partis Modérés (UPM) de M. Vohor.
    Dans le cadre de cet accord, les signataires s’engageaient, en cas de victoire, à laisser le poste de Premier ministre à l’UPM (plus trois autres portefeuilles).
    Le VP se voyait réserver quatre ministères, le PRV trois, plus la Présidence du Parlement.
    Deux autres petits partis, minoritaires et également signataires de cet accord, avaient reçu pour promesse un ministère chacun.
    En début d’année 2010, le paysage politique de cet archipel avait connu de nouvelles modifications notables et une nouvelle séquence d’instabilité, avec l’annonce par l’ancien Premier ministre et jusqu’ici partenaire de coalition au sein gouvernement de M. Kilman, le francophone Serge Vohor, du retrait de son Union des Partis Modérés (UPM) de l’exécutif.
    Motif : des promesses faites en décembre 2010, lors d’un renversement-surprise du précédent Premier ministre Edward Natapei, concernant une augmentation de la représentation de l’UPM, n’auraient pas été tenues.
    Résultat : M. Vohor avait alors annoncé que les deux ministres UPM (y compris lui-même) étaient démissionnaires et qu’une nouvelle motion de censure à l’encontre de M. Kilman avait été signée par une opposition qui revendiquait alors vingt neuf députés.
    M. Kilman, en réponse, avait alors procédé à de nouvelles nominations et attributions de portefeuilles ministériels afin de remplacer les démissionnaires.
    À la suite de ce nouvel épisode d’instabilité à Vanuatu, M. Kilman avait alors estimé plus que jamais nécessaire une série d’amendements à la Constitution dont l’objectif premier serait d’empêcher les politiques, une fois élus sous une liste définie, de changer de camp au gré des alliances de circonstances.
    Des projets similaires de lois « anti-girouettes », bien qu’évoqués à plusieurs reprises dans plusieurs États océaniens (dont la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou les îles Salomon) n’ont jamais abouti."

    .... A suivre donc.....


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